Dimanche 13 et dimanche 27 janvier – Vœux du Nouvel An 2019

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Père Émeric Dupont, curé, vous présentera ses vœux au cours des messes

Montmorency :
Dimanche 13 janvier, 11 h 15 à la Collégiale
Groslay :
Dimanche 27 janvier, 10 h à Groslay

Les messes seront suivies d’un verre de l’amitié

 

Discours des vœux du 13 janvier à la Collégiale  

Voici donc venu le moment des vœux. Soyez tous rassurés, ils ne seront pas longs. Je ne suis pas très gourmand de l’exercice. Dans mon esprit, les vœux publics ont toujours été associés aux personnalités importantes, aux notables, aux dirigeants, aux puissants. Rien de plus éloigné de ce qu’est la vie d’un disciple de Jésus, qui essaye de suivre son chemin, lui qui a refusé la couronne terrestre lors de son entrée triomphale à Jérusalem.

Ce sont donc mes premiers vœux en tant que curé, et puisque c’est un exercice incontournable ici, je voulais qu’ils soient joyeux, détendus, et si possible utiles. En mon nom propre, je n’ai rien à revendiquer, aucune posture à prendre, simplement une conviction qui m’habite à partager avec vous. Cette conviction c’est que ce monde où nous vivons est béni. « Dieu vit que cela était bon », nous dit la Genèse. Cette bénédiction originelle demeure toujours, à chaque instant, et elle est posée sur chacun et chacune d’entre nous, croyants ou non. Il n’y a pas quelque part, dans un obscur recoin du ciel, un Dieu qui guetterait nos fautes et nos erreurs, un Dieu qui serait alors, pardonnez-moi l’expression, quelque peu pervers. Sa bénédiction concerne notre nature profonde, nonobstant nos actes, elle est donnée et jamais reprise.

Je souhaite donc à chacun et à chacune de découvrir cette meilleur part de lui-même, ses merveilleuses qualités souvent enfouies. Trop de gens que je rencontre doutent qu’ils puissent être utiles aux autres, doutent qu’ils puissent être acceptés, aimés, bref que leur présence ici-bas soit un cadeau. La dépréciation de soi conduit aux pires excès, au repli, à la dureté, à la tristesse, parfois à la colère ou à la haine, source de toutes les destructions petites ou grandes qui règnent sur ce monde béni.

Collectivement cette fois, je nous souhaite le courage de vivre, de regarder ce monde et les êtres en face, d’y apporter notre contribution en n’ajoutant pas au chaos des mots, des émotions, des violences verbales ou physiques. Mais au contraire d’y apporter la clarté des pensées, des émotions et des actes. Pour ceux qui croient, je souhaite que notre foi nous pousse à donner le meilleur dont nous sommes capables et d’espérer le meilleur chez autrui sans jamais le culpabiliser de ne pas y arriver. Pour ceux qui ne croient pas ou qui cherchent, je vous souhaite de puiser dans le meilleur de vos valeurs la force d’aimer et de pardonner autant qu’il est possible, et d’écouter la voix de votre conscience plutôt que les hurlements des loups.

Ce ne sont pas nos capacités qui sont limitées, c’est notre vision de nos capacités. Cela nous invite à croire que désirer le meilleur, c’est déjà avoir la puissance d’agir, et qu’une société plus juste et plus fraternelle est à portée de nos mains. Mais la voulons-nous ? La voulons nous collectivement ? Et quelle forme lui donnent nos actes et nos paroles de chaque jour ? Je souhaite ce bel élan ici, à Montmorency, et partout où chacun de nous passera. Dans nos familles, dans nos lieux de travail ou d’études. Que la Paix règne dans vos cœurs et la joie dans vos relations, et qu’à travers tout cela, la plus grande gloire de Dieu se révèle dans la simplicité du quotidien.

Père Emeric

VOEUX 2019